Impression 3D silicone : des données pour comprendre et mieux imprimer
Le silicone est un matériau très largement employé : il est par exemple fréquemment employé pour la conception de systèmes médicaux. Il est aussi aujourd’hui utilisé en robotique, pour cette nouvelle génération de robots que sont les robots souples. Si l’impression 3D est désormais banale pour des pièces en plastique rigide, imprimer avec du silicone reste complexe. L’impression 3D de pièces en silicone est en effet délicate du fait de la sensibilité du procédé aux conditions d'impression et à la géométrie de la pièce pour une impression sans support. Une pièce peut s’affaisser voire s’effondrer, et le matériau qu’est le silicone s’écoule de manière particulière lors de la dépose.
Le jeu de données proposé comprend des nuages de points obtenus par scan avec un capteur de profilométrie laser. Il permet l’analyse des phénomènes physiques mis en jeu durant la dépose, et les problèmes tel que le sur-débit pendant l’impression.
Le jeu de données comprend les données 3D reconstruites sur un ensemble de pièces tests. Chacune est d’une géométrie simple mais permettant de mettre en jeu les facteurs essentiels de réussite ou d’échec d’une impression : impact du débit, de la déformation de la pièce sous son poids, de l’interaction entre la buse d’impression et la pièce. Grâce à la résolution de 30 μm du capteur utilisé, il est possible de visualiser jusqu’à la forme des cordons sur la surface de la pièce, ou encore la déformation d’une pièce lorsque l’imprimante « tire » dessus en déplaçant le cordon de silicone déposé.